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Laurent Contamin
auteur, metteur en scène, comédien
Trois petites formes théâtrales
Invitez le théâtre chez vous !
En pure Perte  et Juby  en tournée "à la carte" (theâtres, bibliothèques, lycées, bars, à domicile...). Ils seront rejoints, à partir du printemps 2018, par En attendant Dersou.
Prochaines représentations : Oise, Drôme, Haut-Rhin, Val-de-Marne, Essonne, Calvados. Et chez vous ? Prenez date ! (onglet cont@ct, en haut à droite)
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Un clic, un texte
Hérodiade

Hérodiade / a hero died
de Laurent Contamin
mis en scène par Urszula Mikos
Avec : John Kokou, Tomasz Kowalski, Perle Palombe, Marianne Pichon, Michel Quidu, Charles Rosillo, Olivier Werner ou Gaël Chaillat

L’histoire se passe en Popolskie, c’est-à-dire n’importe où :
parce qu’un deal mettant en jeu des organes humains ne se passe pas tout à fait comme prévu, une tête doit tomber dans la bonne ville de K.
Une tête, oui ; mais laquelle ?
Et surtout : qui sera le bourreau ?
Une hérodiade, ce pourrait être un drame burlesque, une comédie désespérée, un polar un peu foireux. Un enchaînement malheureux de circonstances, de grands désirs et de petites lâchetés qui aboutirait à un meurtre.

Hérodiade est un conte moderne qui interroge, dans une langue éclatée et fiévreuse, la question de l’« être-humain » dans un monde marchand.

Une co-production Centre Culturel Boris Vian des Ulis  / Compagnie théâtre le proscenium. Aide à la création de la DMDTS. Avec le soutien de Beaumarchais/SACD et de CulturesFrance

Personnages : 4 hommes et 3 femmes

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Hérodiade, de Laurent Contamin
Editions L'Harmattan, collection Théâtres
ISBN : 978-2-343-04272-5
124 pp. - 13,50€

Edition originale :
Ragage
ISBN 978-2-915460-35-3
130 pp. - 14€
indisponible

Hérodiade est le dernier volet d'une "trilogie de la liberté" dont les autres volets sont Dédicace et Sténopé > blogHérodiade est éligible à l'aide à la première reprise auprès du Centre National du Théâtre


Une critique : 

L’INNOCENCE SACRIFIEE

"Avec son Hérodiade, Laurent Contamin livre un texte dense, poétique et politique, magnifié par la mise en scène d’Urszula Mikos et le jeu des acteurs. une immersion dans la folie ordinaire.

La pièce commence comme un Big Bang : tout implose. Les personnages réunis sur scène soliloquent, se hurlent dessus, se croisent sans se voir et se parlent sans s’entendre. La cacophonie, ensuite, devient symphonie et la partition complexe, influencée par les techniques scénaristiques, rendue par Laurent Contamin n’épargne personne, ni les acteurs, ni les spectateurs qui doivent travailler, dur, pour saisir progressive,ment les enjeux de cette Hérodiade.

L’histoire se déroule dans une ville imaginaire, disons de l’Europe de l’Est, où deux jeunes gens sont embarqués dans une aventure qui mêle un policier véreux, une femme d’affaires à la morale plus que fluctuante et son coach, un marchand de fleurs aveugle et un américain américanisant apôtre d’une secte délirante pratiquant le trafic d’organes. Dans la tradition biblique, Hérodiade incite sa fille Salomé à l’assassinat d’un innocent, Jean le Baptiste, témoin gênant de son adultère avec le roi Hérode.
Dans la pièce de Laurent Contamin, l’innocent Jacek est sacrifié par Agatha, la fille de Gosia parce qu’il est le témoin du trafic d’organes auquel ils participent. La cécité du témoin, le grotesque des personnages et l’humour noir qui parcours la pièce sont trompeurs car c’est bien d’une tragédie dont il s’agit ici.
Le cœur pur d’Agatha est dès le départ cerné par la corruption et la vénalité de sa mère et la folie prosélytiste de l’américain. Et la conclusion inéluctable voit cette pureté déflorée par le meurtre, comme le symbole d’une société dans laquelle l’innocent est destiné à tuer ou être tué. Hero died, donc, car dans cette pièce il n’y a plus de héros.

Ouverture des frontières

La mise en scène d’Urszula Mikos s’attache à exterminer les frontières. Celle séparant les arts d’abord, puisqu’elle fait appel à la vidéo, la danse – la mythique danse lascive de Salomé est transformée ici en chorégraphie genre soirée au Club Med – et le chant. Celle surtout séparant l’espace intérieur des personnages de leur dimension sociale. Ainsi les personnages récitent-ils les didascalies à voix haute créant un décalage entre le pensé et le dit, entre le langage du quotidien et celui, technique, de l’auteur. La mise en valeur de certains dialogues ou de certaines situations comiques permet d’autre part d’alléger un peu cette pièce, très sombre finalement.

Les acteurs font honneur à la pièce, Marianne Pichon et Olivier Werner en tête, qui campent respectivement une Gosia hystérique et un missionnaire américain plus vrai que nature, terriblement drôle et drôlement inquiétant."

Morgan LE MOULLAC (Paris / Site ruedutheatre.com)

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